La Guinée

La Guinée

Pays côtier d’Afrique de l’Ouest, la Guinée partage ses frontières avec six pays (Guinée-Bissau, Sénégal, Mali, Sierra Leone, Libéria et Côte d’Ivoire) et recensait 12,7 millions d’habitants en 2017. Premier employeur du pays, le secteur de l’agriculture joue un rôle clé dans la réduction de la pauvreté et le développement rural : il assure les revenus de 57 % des ménages ruraux et l’emploi de 52 % de la main-d’œuvre.

En plus de ce secteur, les ressources naturelles mais également les industries de transformation et les services sont autant d’atouts économiques pour la Guinée. Mais, pour en tirer pleinement profit et accélérer le processus de transformation structurelle, le pays doit améliorer sa gouvernance.

L’expérience montre par ailleurs que l’exploitation minière et l’hydroélectricité peuvent avoir des retombées négatives graves, directes et indirectes, sur la biodiversité et l’environnement. Ces risques potentiels devront être soigneusement gérés.

Autre grand défi pour la Guinée, le chômage des jeunes et les inégalités hommes-femmes.

Situation économique

  • La croissance a marqué le pas en 2019 pour atteindre 5,6 %, après le ralentissement des activités minière et des activités non minières en raison d’une croissance modérée dans le secteur agricole.
  • Sur la même année, l’inflation est estimée à 9,5 %, une légère baisse par rapport à 2018 (9,8 %), du fait d’un resserrement de la politique monétaire par  la Banque centrale.
  • Le déficit budgétaire global (dons compris) s’est amélioré, passant de 1,1 % du PIB en 2018 à 0,9 % en 2019. Les recettes fiscales qui ont été inférieures de 0,6 point de pourcentage aux prévisions de la Loi de Finances rectificative, ont  à peine augmente à 12,5% du PIB en 2019. Les recettes fiscales minières ont diminué de 2,6 % à 1,9 % du PIB entre 2018 et 2019 en raison de la baisse des activités minières de production au second semestre 2019.
  • Sur la même période, les subventions publiques à l’électricité ont augmenté de 0,8 % à 1,7 % du PIB, en raison du paiement de l’électricité fourni par le Barrage de Kaleta. Parallèlement, l’État a réduit ses dépenses d’investissement, qui ont été de 3,1 points de PIB inférieure à ce qui était prévu dans le budget, afin de limiter le déficit budgétaire.
  • La dette publique a diminué de 37,3 % à PIB en 2018 à 34,4 % en 2019, en raison de la mise en œuvre retardée de projets financés par des ressources extérieures. Le risque de le surendettement public reste modéré.
  • L’épidémie de COVID-19 exposera le pays à des chocs sanitaires et économiques qui vont se répercuter sur le bien-être des ménages. Les moyens de subsistance des personnes vulnérables, qui travaillent souvent dans le secteur informel et dans des petites et moyennes entreprises, risquent d’être particulièrement compromis. D’autant que ces personnes ont une épargne et un accès aux services financiers limités pour faire face à la crise. Au-delà de l’impact économique de la pandémie de COVID-19, certains risques pèsent sur les perspectives économiques de la Guinée. À court terme, les troubles sociaux et l’instabilité politique à l’approche des élections et présidentielles pourraient affaiblir la croissance. Ainsi que l’augmentation des dépenses pendant les prochaines élections ou en réponse aux manifestations populaires et à l’activité syndicale.